Écoute et récit démocratique

Nos Jours heureux

Fédérer, décloisonner et faire vibrer l'âme d'un territoire, d'un quartier, d'un projet.

Un créneau de trente minutes dans mon agenda, sans engagement — pour les collectivités comme pour les organisations.

Le récit ne doit pas être une communication produite à la fin d'un projet. Il doit naître avec lui, et grandir avec celles et ceux qui le font vivre et demandent à être reconnus.

Comment raviver notre désir d'engagement collectif ?

POUR QUI

Territoires, quartiers, organisations

Là où des acteurs nombreux se parlent peu ou mal, et ne savent pas comment fonctionner ensemble. Là où la fatigue, la colère, le repli ou la résignation prennent le pas sur le désir d'engagement et de partage des problèmes.

CE QUE ÇA PRODUIT

De la résonance

Un sentiment de connexion et d'unité, un désir de co-construction — et des initiatives qui s'articulent au lieu de se juxtaposer.

COMMENT

L'écoute par l'art, l'expression pour partager et se projeter

Provoquer la rencontre, faire monter la parole autrement, puis écrire ensemble le cap commun.

CE QUE ÇA LAISSE

Un territoire maillé

Des projets interconnectés portés par des acteurs qui savent coopérer, et un récit qui vit dans l'imaginaire collectif.

Pour qui

Deux situations, un même besoin : faire tenir ensemble

Les collectivités et les collectifs de quartier

Vous portez un territoire, un quartier

Projet de mandat, plan d'aménagement, projet social, contrat de ville, conseil citoyen : la réussite dépendra d'un enjeu que les documents de planification ne traitent pas — la capacité des habitants, des élus, des agents et des associations à réaliser des projets ensemble.

Ce que vous en retirezUn territoire qui se reconnaît dans son propre projet — et des habitants qui s'y engagent.

Les organisations et les alliances d'acteurs

Vous portez un projet, une organisation

Association, entreprise, fondation, tiers-lieu, coopérative, groupement de partenaires : vous voulez renforcer vos alliances locales — équipes, adhérents, bénévoles, partenaires, financeurs — et/ou mener un travail prospectif sans y perdre la cohésion.

Ce que vous en retirezUn cap commun écrit ensemble — et des équipes qui savent pourquoi elles y vont.

Fédérer

Se retrouver autour d'une vision commune, et produire ce sentiment de connexion et d'unité sans lequel rien ne tient.

Décloisonner

Faire du lien entre des acteurs qui se parlent peu ou mal, et qui ne savent pas comment fonctionner ensemble.

Faire vibrer

Créer un désir de futur constructif et collectif : une résonance où toutes les initiatives trouvent une chambre d'écho sans se sentir effacées.

Mailler

Relier des projets interconnectés, portés par des acteurs qui savent coopérer durablement.

Trois échelles d'action

Engager, mobiliser, fédérer : trois niveaux que l'on confond souvent

Dans la pratique, les trois se mêlent constamment. Mais ils ne se jouent pas au même endroit — et beaucoup de démarches s'essoufflent parce qu'elles travaillent l'un en croyant obtenir les autres. C'est pourquoi il est important d'amener de la clarté dans la perception de ces niveaux d'intervention.

Au niveau du sujet

Engager

Une posture individuelle : quelqu'un se sent concerné, prend position, investit une cause dans la durée. L'engagement suppose une subjectivation — on devient acteur d'une cause, et non plus spectateur ou destinataire d'un appel.

Il peut exister seul, avant même toute coordination avec d'autres.

Il tient dans le temps parce qu'il touche à l'identité de la personne, pas seulement à une opportunité d'action.

Au niveau du moment

Mobiliser

Activer des énergies déjà là, ou latentes, en vue d'une action précise. C'est un geste de coordination et de synchronisation : des dispositions diffuses converties en une force qui converge vers un objectif commun, souvent daté.

Elle n'exige pas un engagement profond de chacun : on peut mobiliser des personnes ponctuellement engagées, voire simplement disponibles.

Efficace à court terme, mais elle ne produit pas de la durée : une fois le pic passé, l'énergie retombe si rien ne prend le relais. Ces temps forts et de célébration viennent toutefois marquer la mémoire collective et le sentiment d'appartenance à une histoire commune.

Au niveau du lien entre entités

Fédérer

Relier des entités distinctes — personnes, collectifs, structures — qui gardent leur singularité tout en acceptant de tenir ensemble dans une architecture commune.

Fédérer n'est pas uniformiser : c'est préserver la pluralité des engagements et des mobilisations locales en leur donnant une structure partagée qui les relie sans les fondre.

La strate la plus difficile à construire, parce qu'elle est durable et institutionnelle — là où l'engagement est intime et la mobilisation événementielle.

Le vrai défi tient dans l'articulation des trois. La mobilisation crée le pic — le temps fort, l'inauguration, le grand rendez-vous. Ce qui en fera une réussite durable, c'est la capacité à transformer ce pic en engagements tenus dans la durée, puis à fédérer ces engagements dispersés dans une structure — territoriale ou autre — qui leur survit.

C'est précisément là que se situe ce travail : non pas réussir un moment, mais tenir le chemin qui va du sujet au lien.

Le besoin

Vous avez consulté, réuni, planifié. Il ne s'est pas passé grand-chose.

Ce n'est pas un problème de méthode d'animation. C'est souvent qu'aucun récit commun n'a eu le temps de naître — alors chacun est resté sur le sien.

01

Le diagnostic est fait, le classeur est rangé

Diagnostic de territoire ou plan stratégique : les données sont là, l'état des lieux est solide, et pourtant l'étincelle n'a pas eu lieu. Il manquait ce qui met en mouvement, au-delà des projections communes : l'élan, l'audace, ce petit truc en plus qui nous donne la conviction que l'énergie donnée va porter des fruits.

02

Chacun avance dans son couloir

Les initiatives existent, parfois nombreuses : associations, entreprises, services, collectifs d'habitants. Mais elles se juxtaposent sans se répondre. Personne n'a de raison de sortir de son périmètre, et l'énergie disponible reste éparpillée.

03

Les réunions tournent aux doléances

Les habitants viennent avec ce qui ne va pas, les équipes repartent épuisées ; en interne, le séminaire tourne à la liste des griefs. Les peurs, les désirs et la mémoire du collectif n'ont pas d'autre endroit pour s'exprimer que la salle de réunion.

04

L'élan retombe après le temps fort

L'inauguration, l'assemblée générale ou le séminaire ont été réussis : on a communiqué sur l'avancement. Mais l'engagement des parties prenantes n'a pas été réactualisé, et le collectif s'est dispersé. Le temps fort a mobilisé ; il n'a ni engagé ni fédéré.

05

Les non-dits bloquent la coopération

Ce qui empêche vraiment d'avancer ne se dit ni en réunion publique, ni en entretien : vieilles rivalités, deuils du territoire ou de l'organisation, loyautés silencieuses. Aucune grille d'analyse ne les objective — et c'est là que la coopération se perd.

Pourquoi ce nom

En 1945, un récit a fait tenir ensemble des visions qui s'opposaient

Rédigé dans la clandestinité en 1943 et 1944, le programme du Conseil national de la Résistance, « Les Jours Heureux », a réussi ce que peu de textes politiques accomplissent : unir des sensibilités profondément différentes — gaullistes, communistes, socialistes, chrétiens sociaux — autour d'une même projection dans un monde d'après-guerre à construire.

Ce n'était pas un catalogue de mesures. C'était un récit commun, capable de faire tenir ensemble des visions du monde qui, sur le papier, s'opposaient. C'est cette capacité du récit à faire commun, au-delà des désaccords, que nous remettons au service des territoires et des organisations d'aujourd'hui. Un horizon qui parle à toutes les générations et qui n'appartient à aucun camp. Et il a produit du réel : c'est de la nécessité de garantir la santé de tous les citoyens qu'est née la Sécurité sociale.

Aujourd'hui, les sphères intellectuelles, politiques et citoyennes peinent à dialoguer entre elles : elles ont perdu l'usage commun du langage symbolique qui, seul, permet de faire tenir ensemble des expériences et des mondes hétérogènes. La sphère artistique, elle, s'en trouve reléguée à un rôle accessoire — alors qu'elle détient précisément une clef d'accès à ce langage.

Le langage artistique porte un pouvoir de reliance singulier : il peut relier des mondes qui ne se comprennent plus, ne se parlent plus, voire s'opposent.

Le postulat de la démarche

Nous ne copions pas le texte de 1945 : nous en reprenons le geste. Une page de l'histoire s'est écrite alors ; une nouvelle s'ouvre aujourd'hui, avec un avenir heureux à désirer, à écrire et à réaliser ensemble. Le passage du « les » à « nos » nous parle d'un récit à inventer — par et avec celles et ceux qui transforment au quotidien la société, s'y engagent courageusement et dont l'engagement est largement invisibilisé.

La méthode

Six étapes, de la rencontre à l'ancrage

Un chemin, et non un catalogue d'ateliers : chaque étape rend la suivante possible. Elles ne s'ajoutent pas de l'extérieur à votre démarche — elles la traversent, au moment où elle en a besoin.

Ce chemin traverse les trois échelles : il commence au niveau du sujet (engager), passe par des temps de convergence (mobiliser), et ne s'achève que dans une architecture commune (fédérer). L'ordre n'est pas décoratif : une mobilisation qui ne s'appuie sur aucun engagement subjectif retombe, et des engagements qui ne se fédèrent pas restent dispersés. Chaque étape indique l'échelle à laquelle elle agit.

1Engager

L'élan et la rencontre

« Toute vie véritable est rencontre. »Martin Buber

Sans véritable rencontre, pas de créativité, pas d'audace, pas de joie. L'art a le pouvoir de provoquer de la surprise et de l'inattendu là où les jeux relationnels semblent figés. On commence donc par provoquer la rencontre : un déplacement qui sort chacun de son rôle et de son périmètre et permet de (re)découvrir l'autre différemment.

Cela ouvre un espace d'échange plus vivant — là où une réunion de plus n'aurait fait que reconduire les positions installées.

Ce que ça ouvreUn espace d'échange, et des acteurs qui se parlent enfin autrement.

2Engager

L'écoute et l'expression

« Tu désires voir ? Écoute. »Saint Bernard

Des dispositifs artistiques d'écoute et d'expression, ouverts aux habitants, aux agents, aux élus, aux équipes et aux partenaires. Ils font monter ce qu'aucune grille d'analyse n'objective : les forces, les fragilités, les non-dits, la mémoire du collectif.

Ce matériau est restitué aux décideurs sous une forme qui se retient et qui circule — pas un rapport de plus.

Ce que ça ouvreUn premier matériau narratif, et des personnes qui se sentent réellement entendues.

3EngagerMobiliser

La vision : utopie et dystopie

« Si un problème ne peut être résolu, élargissez-le. »Dwight D. Eisenhower

Deux mouvements d'écriture et de plateau. L'utopie : ce que ce territoire, ce quartier ou ce collectif pourrait devenir. La dystopie : ce qu'il s'agit d'éviter mais qu'il faut nommer.

La dystopie n'est pas là pour faire peur : elle sert à nommer ce qui compte vraiment, et rend le désir de futur formulable par ceux qui, d'ordinaire, ne prennent pas la parole.

Ce que ça ouvreUn désir de futur constructif, formulé par ceux qui l'habiteront.

4Mobiliser

La coproduction d'un cap commun

« Il faut créer ce que l'on cherche. »René Magritte

On passe du récit au cap : une formulation partagée, écrite avec les parties prenantes et adossée à votre projet de territoire ou d'organisation.

C'est ce qui la rend défendable devant un conseil municipal comme devant une assemblée générale : personne ne peut dire que le cap a été écrit ailleurs.

Ce que ça ouvreUne vision commune, et des engagements que leurs auteurs assument.

5MobiliserFédérer

Relier au territoire, aux projets, aux actions

Cartographier avec les acteurs ce qui existe déjà — initiatives, projets, ressources, graines du futur — puis raccrocher le cap commun aux actions en cours et à venir.

Les initiatives cessent alors de se juxtaposer : elles se répondent. C'est à ce moment que le territoire se maille.

Ce que ça ouvreDes projets interconnectés, portés par des acteurs qui savent coopérer.

6Fédérer

Ancrer et reconnaître

« L'art ne reproduit pas le visible. Il rend visible. »Paul Klee

Un projet partagé, reconnu, qui vit dans l'imaginaire collectif, est entretenu par des rappels réguliers. Le récit vit à l'occasion des temps forts, des restitutions, reconnaissant les personnes œuvrant dans l'ombre pour la réussite des projets.

S'il n'est pas nourri, le récit s'efface et l'élan retombe. L'ancrage est ce qui fait tenir la coopération après la fin du projet et le changement d'équipe.

Ce que ça ouvreUn élan qui survit aux échéances, aux mandats et aux changements d'équipe.

Le principe commun

La coécriture

De la rencontre à l'ancrage, la même conviction gouverne le dispositif : le récit émerge des parties prenantes, il ne leur est pas livré.

Notre rôle est double : créer les conditions de cette émergence, et nous associer à des artistes capables de la rendre sensible, visible et mémorable. Comprendre une situation, c'est parfois la vivre différemment dans son corps — et c'est ce déplacement qui rend la coopération possible.

Nos partenaires

Nous ne travaillons pas seuls

Nos Jours heureux est le volet sensible d'un écosystème d'acteurs qui outillent la coopération. Chacun apporte une brique : le diagnostic, la concertation, la reconnaissance des compétences, l'écoute et le récit.

Logo Civipedia

Civipedia

Mouvement et association — coopérations territoriales

Civipedia développe les capacités de coopération humaine dans les territoires. Le mouvement intervient comme tiers facilitateur, puis rend le territoire autonome.

Nos Jours heureux s'articule à son accompagnement, dont l'écoute artistique constitue le volet sensible :

  • Le double diagnostic — ressources et vulnérabilités humaines pour la coopération, et Diag 360 de résilience territoriale (avec diag360.org). L'écoute artistique nourrit le premier volet.
  • La structuration de la coopération — plan local de coopération, niveaux de participation, conventions citoyennes. Nos Jours heureux intervient dans la mise en récit du processus de coopération.
  • La reconnaissance — maturité coopérative, matrice de coopération territoriale, open badges. Nos Jours heureux intervient pour offrir au projet une chambre d'écho territoriale.
En tout début de démarche, Civipedia propose un double diagnostic : ressources et vulnérabilités humaines pour la coopération, et Diag 360 de résilience territoriale, en partenariat avec diag360.org. Agrandir le schéma ↗
civipedia.org ↗
Logo Couleur Talents

Couleur Talents

Bilan de compétences, formation et reconnaissance des parcours

Couleur Talents est partenaire de Civipedia et de Nos Jours heureux pour le volet bilan de compétences et formation.

La mise en récit des aventures collectives fait souvent apparaître des besoins en formation à la coopération. Nos Jours heureux intervient avec ses outils artistiques aux côtés de Couleur Talents pour accompagner la montée en compétences des personnes engagées sur les territoires et dans des collectifs. Couleur Talents est également engagé dans la reconnaissance des savoirs issus de l'expérience via des Open Badges, en complémentarité avec les actions de mise en récit.

C'est le point d'appui des étapes 5 et 6 : relier le récit aux projets et ancrer le récit collectif jusqu'à l'échelle des personnes qui l'ont fait vivre.

couleur-talents.fr ↗

Et demain

D'autres partenaires à venir

Artistes associés, structures culturelles, réseaux de tiers-lieux, opérateurs de la participation : l'écosystème s'élargit au fil des territoires accompagnés. Vous apportez une brique complémentaire ?

Proposer un partenariat

Les références

Ce sur quoi cette offre s'appuie

Vingt ans de conduite de projets culturels et territoriaux, de direction d'organisations à but non lucratif et de mise en récit participative.

20 ans

de projets culturels et territoriaux

5 500

spectateurs pour un son et lumière dirigé de bout en bout

350

bénévoles et figurants mobilisés sur ce même projet

20

partenaires réunis autour de ce projet fédérateur

Depuis sept. 2025

Coordination de la formation et de l'accompagnement aux coopérations territoriales

Comité de direction de l'association Civipedia — national

Coordination de l'équipe de formation et d'accompagnement ; membre du comité de développement.

2022 — 2025

Direction d'un tiers-lieu de 25 hectares et de ses communs

Hermitage Expérimentations — L'Hermitage (Oise)

Pilotage de l'ensemble des activités d'intérêt général : communs forestier, alimentaire, numérique, espace de vie sociale. Animation des communautés d'usagers dans une dynamique de commun de proximité, événements rassembleurs faisant du lieu un catalyseur local, développement de partenariats et comité de direction du groupe. Programme « chef de projet innovation territoriale » avec Le Rameau.

2019 — 2021

Attractivité des territoires et coopérations public-privé

Communautés de communes des Lisières de l'Oise et de la Plaine d'Estrées

Promotion de l'économie sociale et solidaire, développement de tiers-lieux, mise en place de coopérations public-privé innovantes et accompagnement de projets structurants.

2019

« La Révolution à Jaulzy » — un son et lumière fédérateur

Communauté de communes des Lisières de l'Oise

Initiative et coordination d'un projet qui a réuni plus de 350 bénévoles, 20 partenaires et 5 500 spectateurs : l'exemple même d'un territoire qui se raconte lui-même et se découvre capable d'agir ensemble.

2017 — 2019

Politique culturelle construite à partir d'une enquête de terrain

Communauté de communes des Lisières de l'Oise — vie associative et culturelle

Développement et mise en œuvre de la politique culturelle du territoire à la suite d'une enquête de terrain menée auprès des habitants et des associations.

2014 — 2017

Refonte de l'image institutionnelle et médiation culturelle

Communauté de communes des Lisières de l'Oise — communication

Refonte de l'image institutionnelle et de la stratégie de communication, développement d'outils de médiation touristique et culturelle.

2007 — 2013

Direction artistique, mise en scène, relations avec les publics

Compagnie Me Voici (fondatrice) · Théâtres de Compiègne · Corvis'art (Paris)

Direction des projets artistiques et de la structure ; programmation hors les murs et animation d'un réseau de partenaires ; actions de médiation culturelle avec les communes, associations et établissements scolaires. Écriture, jeu, mise en scène. En 2025, écriture et mise en scène d'un fil rouge théâtralisé pour une soirée de cohésion.

Qui vous accompagne

Une passeuse entre les mondes artistiques et les organisations

Portrait d'Armelle de Vismes

Armelle de Vismes

Porteuse de Nos Jours heureux · comité de direction de Civipedia

  • Mise en récit participative
  • Écoute active
  • Direction artistique
  • Gouvernance associative
  • Univers complexes et hybrides
  • Partenariats innovants
  • Animation de réseaux
  • Mobilisation de bénévoles

Ma mère m'a raconté récemment une anecdote amusante. J'ai 7 ou 8 ans et viens de rapporter à la maison un excellent bulletin scolaire, à l'image de la petite fille désireuse de satisfaire les adultes que j'étais. Mon grand-frère le contemple avec moi, assise sur ses genoux. Il se laisse aller aux éloges : « Tu seras ministre !… ministre du bonheur ! ». Il se ravise alors brusquement, me rabroue avec sans doute un nom d'oiseau qu'heureusement aucune mémoire n'a gravé, et nous passons à autre chose.

Tout est récit. De soi. Du monde. Cette histoire raconte quelque chose peut-être d'essentiel : qu'on m'a dit enfant que j'étais capable de bonheur, que le désir de rendre les autres heureux m'animait déjà à l'époque…

et que Nos Jours heureux n'en est que le prolongement…

Femme de terrain et passeuse entre les mondes artistiques et les organisations, j'ai passé quinze ans dans le spectacle vivant avant de m'engager dans le développement territorial.

Comédienne, autrice et metteuse en scène, j'ai fondé et dirigé une compagnie de théâtre, puis conduit la politique culturelle d'une intercommunalité rurale. En 2019, j'y ai initié et coordonné « La Révolution à Jaulzy », un son et lumière fédérateur qui a réuni plus de 350 bénévoles, 20 partenaires et 5 500 spectateurs : la démonstration, pour moi, qu'un territoire qui se raconte se découvre capable.

J'ai ensuite dirigé les activités d'intérêt général d'un tiers-lieu de 25 hectares, l'Hermitage (Oise), où j'ai contribué à faire du lieu un véritable catalyseur local : événements rassembleurs, commun de proximité, alliances avec les acteurs du territoire. Je porte aujourd'hui la direction artistique de Civipedia et contribue activement à son comité de développement pour la formation et l'accompagnement aux coopérations territoriales.

Cette double formation — le plateau et la conduite d'organisation — est exactement ce que demande cette offre : savoir tenir un cadre de gouvernance, et savoir faire monter une parole sur scène. Je m'appuie sur ma sensibilité créative et mon expérience de direction pour aider les structures à mobiliser les énergies et à rassembler des acteurs multiples autour d'une vision commune.

Doctorante en littérature française à Paris-Sorbonne, j'ai écrit pendant dix ans pour le Bulletin de la Société Paul Claudel (éditions Classiques Garnier). Je me suis formée à la robustesse des systèmes vivants auprès d'Olivier Hamant, ainsi qu'à la gouvernance et à la gestion des risques.

Comprendre une situation, c'est parfois la vivre différemment dans son corps.

Prendre contact

Faisons naître votre récit avec votre projet

Un premier échange de trente minutes suffit pour savoir si la démarche est la bonne — et sinon, pour vous orienter vers le partenaire qui l'est. Que vous soyez une collectivité, un collectif de quartier ou une organisation.

  1. Vous réservez un créneau et vous décrivez votre projet, son calendrier et là où ça coince. Trente minutes, sans engagement.
  2. Je vous propose un scénario d'intervention situé : par quelle étape commencer, avec quels artistes, pour quel livrable.
  3. Nous le coécrivons avec vos parties prenantes avant de le mettre en œuvre.

Réserver un créneau

Choisissez directement un créneau de trente minutes dans mon agenda. En visio ou par téléphone, comme vous préférez.

Voir mes disponibilités

Ou écrire, si vous préférez

Armelle de Vismes, porteuse de la démarche.

armelle@nosjoursheureux.org
Notre proposition : un double diagnostic. 1 — diagnostic des ressources et vulnérabilités humaines pour la coopération ; 2 — Diag 360 de résilience territoriale, en partenariat avec diag360.org. Les deux nourrissent une vision globale et intégrée, dans une démarche collaborative conduite avec les acteurs du territoire.